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COOPERTAIVE AGRICOLE


Historiquement, deux, types de cultures sont conduites par les agriculteurs Foulbés de Touldé; la culture de décrue (waalo) avec celle des berges du fleuve (falo) et la culture pluviale (jeeri).

En même temps qu’ils pratiquent l’élevage semi- transhumant (pettooji), les paysans du Fouta s’adonnent à l’exploitation des kolaade (pluriel de kolangal). Ce sont les périmètres défrichés de la plaine alluviale du fleuve Sénégal. Ce sont les kolaade de Nioly, Sayé, Douboungué, Ida pour la plaine des Doubanaabe et les kolaade de Balorga, Aano, Thikone, Doungué, Ganki pour celle des Hartalnaabe. En plus de ces kolaade de la rive droite, il y a ceux de Boondol, Baari Nippé, Seeno Jewol,… de la rive gauche.

A ce titre on rappelle que la mise en valeur de ces kolaade et leur défrichement avaient pris un tournant dans l’histoire sociale et économique des deux rives du fleuve. En effet, une opposition farouche s’est opérée entre les éleveurs des grands troupeaux et les couches plus modestes de la société. Les premiers dirigés par les ardo (chefs foulbés) ne voulaient pas le défrichement du waalo tandis que les seconds dirigés par les farba voulaient à tout prix les mettre en valeur pour l’amélioration de leur condition de vie et disposer d’un droit de propriété (les lefol, les joom, les elimaan, les jaalaade, les kamalenkou,…). Ces propriétaires fonciers (titres terriens) ont exercé un leadership dans la gestion, et l’exploitation des terres suivant les lois et la réglementation communautaires.

L’indépendance et la naissance des Etats modernes ont remis en cause ce droit coutumier ancestral et ce mode de fonctionnement de la société agraire. Pour faire face aux aléas climatiques et garantir la sécurité alimentaire, l’Etat moderne a entrepris des aménagements hydro-agricoles (petits périmètres irrigués villageois). On rapppelle ici que le premier périmètre de la rive droite (Mauritanie) est celui de Amarlaweina (Dar EL Barka) exploité à partir de 1965. C’est dans ce contexte de modernisation agricole que naquit les Casier Pilote de Boghé (CPB) en 1980-1982. Sur une superficie totale de 1200 ha, 790 sont aménagés et exploités depuis 1982.

    Données du 15/12/2011

    

Patrimoine de la coopérative:

    

    

► Parcelles
► Magasins
► Caisse de redevances
► Matériel horticole
(pelles,râteaux, brouettes, arrosoirs,etc.)

    

    

Projets de développement:

    

    

► Combattre pour sauvegarder les Périmètres
cultivables
► Construction et Réhabilitation de barrages pour
le djeri
► Projet de Réhabilitation de petits et moyens
Périmètres
► Programme de gestion desressources naturelles
► Etc.

    

    

Partenaires:

    

    

► Etat Mauritanien
► SONADER
► Mairie de Boghé
► Les Autres Coopératives Agricole de Boghé
► Les Autres Structures Locales du Village

    

    

    


A l’instar des tous les villages Halaybé, Touldé s’organisa et la Grande Coopérative Agricole naquit. Elle est membre de l’Union des Coopératives du CPB qui regroupe près 12 coopératives des villages de Boghé.

La coopérative est dirigée par une structure adéquate. Le bureau de gestion est composé de 11 membres dont 2 femmes. Le premier Président de la Coopérative de Touldé fut Feu le Chef de Village Samba BA. Il est remplacé en 1988 par Almamy Thierno Saada LAM. Le troisième président de cette coopérative est Mamadou Amadou BA dit Joom Banjé depuis 2002. .

La coopérative agricole de Touldé regroupe des producteurs rizicoles et dispose de 97 exploitations de ½ ha pour le riz. Ces exploitations sont reparties dans deux secteurs du CPB, le secteur A avec 45 exploitations le secteur B avec 52 exploitations. La surface totale est exploitée par la coopérative de Touldé est de 47,5ha. En outre, les parcelles de polyculture (mais, arachide, haricot, légumes divers) sont de 73 sur une surface de 18,25 ha.

Les paysans paient une redevance évolutive selon les intrants (énergie, semence, herbicide, engrais, gestion,…). Elle varie de 75000 à 80 000um/ ha pour le riz et de 38 à 40 000um/ha pour la polyculture.

La production rizicole a connu une chute drastique au fil des campagnes. Elle est passée de 4- 5 tonnes à l’ha à moins de 2 tonnes/ ha par endroit. Cette situation est engendrée par multiples raisons. Exploité, depuis près de 3 décennies, le sol du périmètre s’est complètement appauvri. Les canaux et les digues se sont érodés. Les mauvaises herbes et autres parasites et ravageurs y pullulent. La station de pompage est amortie. La productivité du sol s’est affaiblie. Face à ces fléaux, des tentatives d’amélioration (réparations fréquentes des GPM, fertilisation par des engrais verts, usages massifs de l’urée, et des herbicides) sont ponctuellement entreprises en vain.

Apres 30 ans de POMPAGES, nous défions :


    A- Le CPB demande à être REAMENAGE,
    B- L’UNION des Coopératives du CPB doit être EVALUEE, AUDITEE et RESTRUCTUREE



Là est la seule voie salutaire pour la viabilité de la coopérative de Touldé et du Casier Pilote de Boghé.